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Chroniques d’une mauvaise boite #2 – L’enfer de l’open space

Le concept d’open-space n’est pas nouveau. Sur le papier, ça présente pourtant des avantages : communication facilitée, gain de place, on se sent plus proches de ses collègues. Alors cette fameuse entreprise ne fait pas exception. Tout le monde est cloîtré dans un gigantesque open-space, étendu à tout le premier étage. Enfin, pas tout le monde. Les petits chefs si orgueilleux possèdent leur petit bureau confortable, avec une porte qu’on peut fermer et une climatisation si précieuse l’été.

« Mais on est pas des monstres » diront-ils. Les développeurs ont quelques cloisons pour séparer les différentes équipes. Super ! Ça aide énormément à réduire le bruit, les passages et le dérangement produits par 120 personnes (je reviendrai sur ce nombre astronomique plus tard). Mais bon, on ne va pas chercher à faire débat là dessus puisque les cloisons ont tout bonnement été supprimées. Kapout, fini, ça prend trop de place, ça gène dans les mouvements, bla bla bla. Adieu chères intimité et isolations. Vous aviez quasiment disparu, là vous faites définitivement partie de nos souvenirs. Nous vous regretterons.

Et puis les avantages de l’open-space, sachant que chacun est interrompu régulièrement par le bruit, les demandes toujours « urgentes », qu’il règne un flicage permanent des autres, notamment les petits chefs qui ne supportent pas qu’on puisse prendre quelques minutes de pause en se détendant devant une vidéo marrante, les incivilités (comme allumer un ventilateur parce qu’un développeur est trop fainéant pour retirer son pull et donc fout le froid à tout le monde dans son dos), on se demande bien où ils sont les avantages. Il règne une super communication facilitée quand tout le monde écoute de la musique pour ne pas entendre le bruit ! Mais ça, les chefs ne le voient pas puisque eux sont dans leur confort.

Mais comment une boîte peut-elle être aussi méprisante ? Arrrrghhh !

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