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Pourquoi j’ai un blog différent des autres ?

J’aime les blogs. Énormément. C’est un formidable espace de partage, d’apprentissage, d’échanges. Et certains sont vraiment de bonne qualité. Mais j’ai pu voir plusieurs choses sur de nombreux blogs qui ne me plaisent pas, voire pas du tout. Cet article est là pour me permettre de partager mon opinion, mais aussi comme une sorte de contrat que je passe avec chaque lecteur : ce que je décris ici, jamais, JAMAIS, je ne le ferai sur mon blog. Et je compte sur ceux qui aiment ce site pour me le rappeler, à chaque écart ou envie de se détourner de mes principes.

Et avant d’aller plus loin, dans les diverses pratiques ci-dessous, je ne donnerai ni nom, ni lien. Je ne suis pas là pour dénigrer un blog ou un site ni lui nuire. Et puis d’ailleurs, tu as tout à fait le droit d’être en désaccord avec mes propos et c’est ton droit.

Cette foutue popup pour s’abonner

Peut-être la chose qui m’énerve le plus. Quand je vais sur un blog, dans certains cas, je cherche une information précise pour répondre à un besoin. Dans ce cas, je n’ai pas envie qu’on me pollue mon écran et qu’on m’empêche d’accéder à l’information pour que je m’abonne à la newsletter. Dans les autres cas, j’ai mon temps, je peux lire sans soucis plusieurs articles, explorer. Et si le contenu me plaît, alors je songerai peut-être, j’ai bien dit PEUT-ÊTRE, à m’abonner. Par contre, dès que je vois cette foutue popup dès que j’ai fini de lire l’article ou que je veux changer d’onglet, eh bien c’est mort ! je ne m’inscrirai pas à la newletter. Le site peut même être le meilleur dans son genre, tant pis pour lui. C’est, pour reprendre l’expression de Léo Babauta, une technique de pauvre type. Est-ce parce que j’ai de l’expérience en informatique que j’ai ce raisonnement et que faire afficher cette popup plaît à ceux qui ne veulent pas la chercher eux-mêmes ? Peut-être. Dans tous les cas, moi, je n’aime pas.

Ces vidéos qui se lancent toutes seules

En fait, ça aussi je déteste. Je ne pense pas être le seul à naviguer sur Internet en écoutant de la musique. Personnellement, un fond de jazz m’aide à me concentrer. Et même si je n’écoute pas de musique, j’ai horreur, HORREUR, d’entendre l’ordinateur se mettre à hurler parce qu’une vidéo s’est lancée sans ma permission. Des fois, le vice est poussé encore plus loin quand on navigue sans bloquer les publicités, puisqu’avant la vidéo, il y a de la pub. Pour un site qui me fait ça, la sentence est directe et définitive : je quitte et je cherche l’information que je voulais ailleurs.

Cette lubie des réseaux sociaux

Tu as aimé cet article ? Partage avec tes amis sur Facebook. Tweet à tous tes contacts. Et n’oublie pas le +1 pour Google. Eh bien non. Je n’ai pas envie. Déjà, je ne suis pas inscris sur ces réseaux-là, et jamais je ne le serai. Et quand bien même j’y étais, est-ce que retweeter (je hais ces mots anglais débiles) ou partager va faire quelque chose ? Quand je vois à quelle vitesse mes amis défilent leur mur sur Fesse de Bouc, pour ne citer que lui, je me dis qu’à par polluer leur flux de notification, ça ne sert à rien. Je veux partager un article ou quelque chose qui me plaît vraiment ? J’en parle à la personne en direct. Et quand bien même je ne peux pas, un simple mail ou un SMS et hop, c’est bon. Franchement, vous en connaissez beaucoup des personnes qui n’ont pas d’adresse mail ni de téléphone portable, mais qui seraient inscrites sur les réseaux sociaux ?

Les contenus creux

Je déteste ce genre d’articles avec un super titre qui sont creux, vides de tout intérêt ou qui ne sont qu’une redite de ce qui a déjà été dit et redit ailleurs. J’utilise l’application Pocket pour sauvegarder du contenu sur mon téléphone, comme des articles de blogs, que je peux ensuite consulter hors-ligne. Il y a peu de temps, la fonctionnalité Recommandé a été ajoutée. Elle n’est disponible qu’en anglais, mais ça ne me dérange pas. Je suis par exemple tombé sur un post intitulé Un guide complet pour trouver et faire ce que vous aimez. Ma curiosité me pique, je regarde. Si je résume l’article, pour faire ce qu’on aime, il faut réfléchir à ce qu’on aime et agir dans ce sens. Hum hum. Je n’aurais jamais deviné tout seul. Du coup, si le site en question contient plein d’autres contenus dans le genre, je crois que je ne vais pas revenir de si-tôt.

La rétention d’informations

Internet est un lieu de partage, une formidable bibliothèque pour apprendre et se cultiver (bon, à condition d’éviter le paquet de trucs inutiles qui peuvent traîner par-ci par là). Et pour moi, toute information qui commence à être diffusée doit l’être intégralement. Par là, je veux exprimer ma colère contre les sites qui disent « Vous voulez lire la suite ? Inscrivez vous ici » ou encore « Ce lien n’est visible que par les membres ». Si j’ai vraiment besoin du contenu, hop, un profil bidon avec une adresse mail libre de type Yopmail et vous ne me reverrez plus sur le site en question. Je connais certains sites qui se targuent d’avoir un grand nombre d’utilisateurs, alors que la plupart sont complètement inactifs voire invisibles, s’étant comme moi inscrits parce qu’ils étaient forcés.

Attention, je ne suis pas contre ceux qui veulent vendre un produit basé sur des explications disponibles gratuitement ailleurs sur le site et qui donnent quelques indications du genre « Avec cette formation, vous pourrez faire ça ou apprendre ça » ; dans ces cas-là, on veut vendre un produit, mais il est fort à parier que ce sera un contenu qui intéressera ceux qui fréquentent régulièrement le site et non le visiteur de passage. Je pense par exemple au site Apprendre à dessiner, où les formations en vidéo sont payantes, mais reprennent tout ce que les articles du blog expliquent et ce, gratuitement et sans contrainte d’accès.

La publicité

Oulà. Je m’attaque à un sujet aussi gros que sensible. Il suffit de créer un sujet intitulé « La publicité sur Internet : doit-on la bloquer ? » pour déchaîner les passions. Moi, mon avis personnel bien à moi-même, c’est que la pub, je la hais. La pub, on s’en tape en marchant dans la rue, dans le métro, sur les quais des gares, à la télévision, à la radio, en magazine dans la boite aux lettres, et en plus je devrais la supporter sur Internet ? Eh bien non ! La première chose que je fais en installant un navigateur internet, pour moi ou pour quelqu’un d’autre, c’est d’installer un bloqueur de publicité. Et qu’on ne vienne pas me dire que la publicité permet de supporter les coups d’hébergement, bla bla bla. Je fréquente des sites de qualité, comme Zeste de Savoir, où vous ne verrez jamais une publicité. Et si vraiment le site a un besoin extrême de cette source de revenu, qui ne doit pas rapporter des masses à mon humble avis, alors les publicités seront discrètes et judicieuses ; là, peut-être que je consentirai à débloquer le site. Mais je dois dire que c’est rare. Très rare.

Et je pousse le vice encore plus loin. J’écoute mon jazz sur Radio Swiss Jazz, qui est une radio sans pub. Ma série favorite passe sur France 3 et n’est pas interrompue par de la pub. Et quand bien même je dois regarder un contenu entrecoupé de pub, je ferme la télévision, quitte à rater un peu la reprise de ce que je regardais.

Google Analytics

Là, c’est différent. Je ne critique pas ni ne juge ceux qui veulent l’utiliser. Moi par contre, je ne le ferai pas. Pourquoi ? Parce que je me fiche de savoir que tu es une femme ou un homme, que tu viens de France ou d’ailleurs, que tu as plus regardé cet article que celui-là. Je préfère mille fois un commentaire d’un lecteur qui me dit ce qu’il souhaiterait voir plutôt que d’analyser des tas de métriques qui ne sont de rien plus que des nombres auxquels on choisit d’accorder de l’importance.

J’ai fais l’expérience avec le temps quotidien passé sur mon téléphone. J’avais des tas de données sur quelle application était la plus utilisée, combien de temps passé sur Internet, etc. Sauf que ces métriques, je ne m’en servais pas. Finalement, j’ai désinstallé l’application en question. Je suis sûr que Google Analytics, ça sera la même chose. Autant ne pas l’installer.

Et puis question respect de la vie privée, Google ne connait pas ce concept. D’ailleurs, ça ne me servira à quoi de savoir le sexe ou la nationalité de mes lecteurs. Ça ne m’intéresse pas. Je veux juste qu’ils trouvent leur compte ici.

Voilà, c’était un peu mon coup de grogne. Et j’admets que tout le monde ne soit pas d’accord avec moi. Mais ce n’est pas grave. C’est mon opinion. Et un bon résumé de ce que je pense a été écrit par Léo Babauta (traduction française ici).

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