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Chroniques d’une mauvaise boite #1 – Un sprint digne d’un marathon

Ça fait 15 jours que je n’ai pas écrit d’article. Pour me faire pardonner, laissez moi vous raconter l’histoire d’une entreprise et toutes les mauvaises pratiques imposées par son management. L’un d’elles, c’est de faire travailler les développeurs en « agile », pour soit disant plus de réactivité, de souplesse. Objectif tout à fait honorable, n’est-il pas ? Mais voilà, c’est appliqué n’importe comment.

Les développeurs se voient ainsi tous les deux jours, avec des tâches en cours, terminées, etc. Un sprint classique somme toute. Mais voilà, dans cette organisation, les sprints durent facilement un mois, voire plus. On s’approche plus du marathon là.

Qu’importe diront certains. Qui a dit que les sprints ne peuvent pas faire un mois ? Là n’est pas le problème. En effet, s’il l’on avait un retour régulier du client, à travers le product owner, avec des tests réguliers pour qu’à la fin du sprint on a un produit testé et livrable, il n’y aurait aucun soucis. Mais voilà, rien de tout ça. Les développements s’étalent sur un mois, puis les développeurs font des tests croisés. Enfin, deux semaines plus tard, intervient la phase d’UAT où le métier se réveille pour comprendre qu’il est temps qu’ils testent. Comme d’habitude, c’est ici, à peu de jours avant la date prévue de livraison, que toutes les remontées de bugs ont lieu, qu’on met la pression sur ces pauvres développeurs et que de toute façon, le métier décide qu’ils ne prendront pas la version développées parce que les pays sur lesquels elle doit être déployée n’en veulent pas.

Voilà pourquoi nos pauvres développeurs jugent avec beaucoup de dégoût et de sévérité ce processus qui n’a rien d’agile. Mais que voulez-vous, peut-on attendre mieux d’une boîte d’informatique qui prétend être cool et moderne en faisant du micro-management et avec une gestion de projet dépassée ?

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